Mardi 30 août 2011
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14:35
Énormes et spectaculaires agitations pour les premières grandes marées estivales de l’année, cette semaine au parc du Marquenterre. Avec de forts coefficients - compris entre 101 et 102 - de
nombreux oiseaux n’ayant plus assez d’espace en baie sont venus occuper en masse les îlots ou les prairies rases du parc.
Ce sont surtout les Huîtriers-pies, les principaux concernés car les vasières où ils évoluent et où ils trouvent leur nourriture sont totalement submergées.
Pour reprendre une expression remarquablement imagée par Philippe Carruette, responsable pédagogique : « … le restaurant de la baie étant fermé, ils viennent à l’hôtel du
Marquenterre... »
C’est ainsi que l’on a pu compter pour la seule journée de lundi la présence de près de 6000 huîtriers (face au postes d’observation 4 et 5), ils étaient un peu moins nombreux le
lendemain. Le même jour, 1280 Courlis cendrés , 635 Grands cormorans, 192 Spatules blanches, et un nombre impressionnant de Goélands argentés, tous positionnés sur l’immense prairie face au
poste d’observation 7 ont été comptabilisés.
De nombreuses Barges à queue noire, Grands et Petits gravelots ont également été observés, mais en nombre plus restreint. Laridés, limicoles ou autres échassiers sont restés sur place,
le temps que les vasières de l’estuaire ne commencent à se découvrir.
Le rendez-vous est pris pour les grandes marées d’équinoxe les 28, 29 et 30 septembre prochains, avec des coefficients annoncés de 109 à
113. Il y aura du monde au balcon !
Texte et photos : Guy SADET
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Lundi 22 août 2011
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12:24
"Il est des insectes communs auxquels on prête d'ordinaire peu d'attention. Pourtant chaque comportement animalier peut être surprenant" :
Les gerridés (Gerridae) sont communément appelés araignées d’eau mais sont de la famille des punaises.
La tension superficielle de l'eau leur permet de s'y déplacer sans couler, ils se déplacent vite à la surface de l'eau par saccades jusqu'à 6 km par heure.
La période de reproduction propice aux insectes étant évidemment en été, il est amusant de voir le couple sautiller sur l'eau sur place (ce qui représente un vrai risque de prédation par les
poissons et autres insectes car ils sont alors très vulnérables).
Texte et photos : Bertrand Boudaillier
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Jeudi 18 août 2011
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16:20
Comme chez tous les grèbes, les petits Grèbes à cou noir, dès la sortie du nid, passent leurs premières semaines blottis bien au chaud et à l'abri sur le dos des parents. Celui qui ne sert pas de
landau plonge inlassablement pour attraper des insectes ou des larves aquatiques (ici des vers de vases, je pense), petits poissons etc. pour nourrir les petits, un à la fois" !
Texte et photos : Bernard Claessens (merci)
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Dimanche 24 juillet 2011
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16:23
J'ai assisté au baguage de 2 cigogneaux. Philippe Carruette, bagueur accompagné de guides naturalistes a mis une bague métal à une patte, et une bague blanche avec code lettre sur l'autre patte
(visible de loin). Les manipulations se font en douceur avec des oiseaux peu stressés, qui font parfois semblant d'être inertes.
Philippe a également procédé à une mesure de la longueur du bec. Toutes les données seront transmises au Museum. c'est un moment émouvant un peu "magique"... ces jeunes cigogneaux ne sont pas
encore volants. L'adulte volait en grands cercles observant les guides réinstaller les 2 compères dans leur nid. Peu de temps après que l'assistance eut quitté les abords de la plateforme,
l'adulte est revenu se poser.
Texte et photos, Catherine QUINION (adhérente depuis de longues date au parc)
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Mardi 19 juillet 2011
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10:05
Les cigognes ne peuvent ni chanter ni crier du fait qu'elles n'ont pas de muscle trachéo-bronchial autour du syrinx. Elles communiquent entre elles en claquant du bec, claquements sonores bien
caractéristiques de ces beaux échassiers migrateurs. Vendredi, un mâle et une femelle sont descendus de leur nid pour se réhydrater au premier plan d'eau. Ensemble, ils ont renversé leur long cou
gracieux en arrière comme seules les cigognes savent faire. Ensemble, ils ont relevé leur grand bec orange en faisant fièrement entendre leurs craquètements à l'unisson. Et ensemble - ô oiseaux
de légende - ils sont repartis au point de ne plus faire qu'un seul et unique corps avec deux becs et quatre pattes... preuve à l'appui !!!
Texte et photos : Isabelle DELLERE
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