Jeudi 23 février 2012
4
23
/02
/Fév
/2012
08:35
Lundi 20 janvier au lever du jour nous profitons du gel qui solidifie le sol pour répandre une tonne de graviers sur les îlots aménagés récemment sur le début du parcours. Ces îlots sableux ont
été conçus pour favoriser la nidification des limicoles notamment des Petits gravelots.
Ces petits échassiers de 40 grammes (moins que le poids d’une Grive musicienne !) apprécient les secteurs de grève, graviers et sables coquilliers d’où leur nom ! Ils y creusent
une cuvette pour y pondre leurs quatre œufs piriformes qui passent totalement inaperçus au milieu de ces cailloux. Les graviers sont au centre de l’îlot, la périphérie et le bord de l’eau sont
laissés en vasière pour qu’avec leurs petites pattes les oiseaux puissent se déplacer rapidement à la recherche de nourriture.
Rendez vous en avril pour savoir si ces logements nous l’espérons « trois plumes » soient occupés par les gravelots…
Petits gravelots
1
Lundi 13 février 2012
1
13
/02
/Fév
/2012
12:33
Comment réaliser une photo panoramique avec "les moyens du bord..." ?
Je ne suis ni équipé ni spécialiste de la photo panoramique mais ci-dessous quelques pistes de base pour un résultat somme toute convenable et accessible à tous.
Le matériel
Pour ne pas déformer l'image, la photo devrait être prise au 50mm équivalent 24x36. Pour un boitier à petit capteur (APS-C) cela correspondrait à un objectif de
30mm.
J'ai volontairement choisi une focale plus petite pour limiter le nombre de photos à faire avec le risque de déformation de l'image finale.
Je n'avais pas de trépied, uniquement le boitier et l'objectif (un zoom 17-40 mm).
La prise de vue
En priorité ouverture (AV) j'ai choisi une valeur de F22 afin d'avoir une grande zone de netteté (de 5 mètres à l'infini). Ensuite j'ai choisi une zone de luminosité moyenne, fait la
netteté, et appuyé sur la touche "*" de l'appareil. Cette fonction permet de mémoriser l'exposition (1/512ème sec) pour l'ensemble des photos prises.
Puis j'ai réalisé 7 photos à main levée en me référant à la ligne d'horizon et au format portrait.
Post-traitement
J'ai ensuite ouvert les 7 photos sur un logiciel de traitement de photo. Je les ai mise l'une à côté de l'autre puis en utilisant la gomme j'ai effacé les jointures. Ensuite j'ai fusionné les
calques, optimisé les couleurs et recadré la photo finale.
Pour faire encore plus simple, il existe de bons logiciels panoramiques (même gratuits !).
Le résultat
Avant recadrage :
Nathanaël Herrmann
6
Vendredi 10 février 2012
5
10
/02
/Fév
/2012
15:16
Le parc est gelé à 99% de sa surface. Les seuls trous d’eau libres existant sont ceux que nous maintenons artificiellement en cassant la glace chaque matin. Les
températures étant négatives nuit et jour depuis dix jours la mortalité commence à toucher en nombre les merles, Grives mauvis et musiciennes, Bécassines des marais que nous retrouvons morts sur
les chemins dans notre ronde du matin.
Des espèces résistantes comme les Foulques macroule, Poules d’eau, Râles d’eau commencent aussi à être découvertes. S’ils sont encore vivants, l’état de maigreur est souvent important. Ayant
puisé déjà dans leurs réserves musculaires, il est difficile de les sauver. Il faut d’abord les réhydrater avec de l’eau sucrée et ensuite espérer qu’ils se nourrissent. Les gaver peut les aider
mais aussi provoquer un stress sur des oiseaux déjà très affaiblis. Chaque nuit où les températures sont descendues à -13°C, les oiseaux doivent réguler, puiser encore plus sur leur capital
énergétique. La nuit sera aussi le passage des prédateurs comme les renards qui trouvent abondance de proies sous forme de cadavres ou d’oiseaux affaiblis. Ces traces sont sur l’ensemble des
plans d’eau gelés.
Curieusement malgré la masse de blé (consommé avidement les premiers jours) déposé sur les trous d’eau, les oiseaux finissent par ne plus manger et restent immobiles sur la glace le bec dans les
plumes du dos. Ce même phénomène fut constaté les trois dernières années quand la vague froid a duré plus de 10 jours ! Limitation du transit intestinal, inertie à l’extrême… ?
Philippe Carruette, Responsable pédagogique
Nourrissage d'un Courlis cendré
Foulque macroule reccueillie et soignée
Estuaire de la baie de Somme
6
Mardi 7 février 2012
2
07
/02
/Fév
/2012
14:44
Depuis bientôt une semaine le parc est sous la neige et la glace. Des ambiances sublimes se découvrent chaque matin quand le soleil se reflète dans la lumière de la neige... Revers de la médaille
"esthétique", les plans d’eau sont gelés à 99% !
Avec plus de 10 centimètres d’épaisseur la glace supporte allégrement notre poids... et celui des sacs de blé pour apporter une aide de nourriture aux oiseaux granivores. Bécassines des marais,
Bécasses des bois, Râles d’eau et Poules d’eau sont les premiers à souffrir du sol gelé ne permettant pas à ces oiseaux terrestres de se nourrir. Il est indispensable ainsi de casser la glace au
bord des fossés. 16 Spatules blanches résistent tant bien que mal. L’impact sur la population hivernante d’Aigrettes garzettes risque d’être fort. Dimanche matin, 50 Cigognes blanches étaient
présentes (dont 3 baguées de Belgique, 3 des Pays-Bas) ainsi que les trois Grues cendrées sur le dernier trou d’eau maintenu sur le début du parcours. Cela a valu un joli reportage en musique de
Benoît Henrion en fin de journal de FR3 Picardie ce dimanche soir...
Philippe Carruette, responsable pédagogique
Photos : Nathanaël Herrmann
8
Mardi 24 janvier 2012
2
24
/01
/Jan
/2012
16:07
Les travaux actuellement entrepris sur le début du parcours vont permettre d’augmenter la surface des bas-marais d’eau et d’y inclure les fossés en cours de comblement. A terme l’eau va
atteindre le pied de la dune naturelle comme le faisait autrefois la mer avant la construction du polder endigué.
Les buttes de sable issues du creusement des plans d’eau en 1970 seront évacuées hors du site. La clôture sera intégrée dans la pinède. Les berges vont être re-profilées en pente douce
permettant le développement d’une riche végétation aquatique. A terme cela permettra une plus grande diversité d’oiseaux notamment en migration et en période de reproduction (petits échassiers,
aigrettes…) et l’installation de plantes pionnières (Sagine noueuse, parnassie, gnaphale…).
Ces travaux nécessaires à la diversité animale et végétale se termineront fin janvier.
Merci de votre compréhension pour les dérangements occasionnés cet hiver.
Equipe du Parc du Marquenterre
Tag : Gestion des milieux
0
Derniers Commentaires