Les billets actu de la réserve

Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 08:14

Ces derniers jours nous avons rencontré des visiteurs hors de nos circuits habituels de « migration ». Deux visiteurs américains ornithologues et une photographe québécoise ont pris plaisir à découvrir le parc. Les échanges furent vraiment des plus agréables .Chaque espèce est une nouveauté de la Fauvette à tête noire (les parulines en Amérique du Nord aux très nombreuses espèces) en passant par l’Avocette (laquelle est la plus élégante l’américaine ou l’européenne ?) la Mouette rieuse ou la Spatule qui est rose en Floride… Des espèces sont communes comme le Courlis corlieu ou le Garrot à œil d’or. Mais le lien entre le vieux et le nouveau continent n’est pas rompu même chez les oiseaux puisque des tournepierres, des Bécasseaux maubèches ou des traquets nicheurs du Canada peuvent passer par l’Europe pour aller hiverner… en Afrique !

Merci à ces visiteurs pour ces moments de partage au-delà… des océans !

Philippe Carruette, Responsable pédagogique

Photos ci-dessous de Pascale Berthe (Québec)

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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 08:53

NH_02-05-2012_01.jpgEn mai, si il y a eu déjà des naissances de canetons de Canard colvert, nombre de femelles sont encore sur le nid. Lorsque la cane sort du nid pour aller se nourrir elle recouvre la couvée de duvet. Si elle a de la chance, son mâle l’accompagne, lui permettant de se nourrir et de faire sa toilette tranquillement. Mais dans la majorité des cas la cane est seule. Cela attire la convoitise de nombreux mâles célibataires ou commençant à se regrouper pour débuter la mue. Les mâles cherchent alors à s’accoupler avec elle, et on peut assister à de véritables agressions où la femelle peut même finir par être noyée. En tout cas dans le meilleur des cas elle n’a pu se nourrir et entretenir son plumage. Cela va être automatiquement une cause d’échec de la couvée.

 

Photo Nathanael Herrmann


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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 15:40

Pour progresser en photo animalière, la connaissance naturaliste est indispensable.

L'identification est un bon début ! Il est pourtant parfois décourageant de se lancer dans la détermination d'un oiseau lorsque l'on se sait que 950 espèces sont potentiellement observables en Europe !

Pas de panique ! Peut-être est-il préférable pour commencer de ne pas utiliser de Guide européen mais un Guide local (du département ou de la région) en préférant les illustrations photographiques complétées de dessins accentuant les signes caractéristiques et des textes non d'identification mais de description comportementale. Ensuite tout se fait sur le terrain ! La paire de jumelles est indispensable, éventuellement un carnet pour noter vos observations.

NH 07072009 GrebeHuppe NathanaelHerrmann

En pratique : la photo ci-contre a été prise au printemps. On y observe un jeune et l'adulte qui est endormi. L'oiseau a de très courtes pattes (jeune), la taille d'un canard. Il vit dans une grande étendue d'eau qui semble moyennement profonde.

L'ensemble de ces simples observations permettront de facilité l'identification de l'espèce.

 

Ensuite l'élimination peut se fait à la manière du jeu "qui est-ce" :


- J'enlève les rapaces, passereaux, échassiers et petits échassiers (appelés limicoles) echassier.jpgpassereau.jpgLimicole.jpgcanards.jpg rapace.jpg

 

- J'enlève les oiseaux qui ne nichent pas en Picardie grâce à la carte de répartition du Guide local (qui indique les oiseaux nicheurs, hivernants, sédentaires ou juste de passage)

En vert : présence toute l'année, jaune en période de nidification, orange observation rare dans la région

images-copie-1.jpg

 

Reste les oiseaux d'eau. La photo exclue les canards vu la forme du bec. Les plongeons nichent principalement en Islande et Scandinavie, reste les grèbes. La tête est allongée type Grèbe jougris, huppé, esclavon. Le Grèbe huppé est présent toute l'année en France. CQFD !

 

L'identification n'est pas toujours si évidente mais le recoupement de plusieurs données (également le chant de l'espèce si vous l'entendez, le type de vol et sa hauteur...) sont autant d'informations utiles qui resserviront le moment venu  !


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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 10:13

En ce moment au poste 7 on rencontre régulièrement un couple de Grèbe à cou noir avec un oiseau en plumage d’hiver. Ce n’est bien sûr pas déjà un juvénile (jeune de l’année). Il s’agit d’un oiseau nés très tardivement (ponte de remplacement de fin d’été) ou ayant mal fait sa mue (carence alimentaire, parasites… ?). Il devrait en effet à cette époque avoir un plumage nuptial certes moins rutilant que celui des adultes mais tout de même coloré. On voit que celui-ci commence tout de même à arriver.

Il est intéressant aussi de voir que les adultes le tolèrent à leur côté, ce qu’ils ne font pas avec un adulte en nuptial concurrent sexuel direct. Le plumage d’immature ou de juvénile différent de celui d’un adulte chez de nombreuses espèces inhibe en partie l’agressivité des adultes envers les « jeunots » concurrents (encore) peu sérieux. Merci à Armelle Guillo pour la photo.

Philippe Carruette, responsable pédagogique

GREBE-A-COU-NOIR_1.JPG


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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 14:02

Grand plaisir des yeux pour les photos prises quelques matinées d’affût photo lors du Festival de l’Oiseau bien venteux et pluvieux (c’est bien connu dans les affûts on ne voit rien… !). Merci à Guy Sadet de nous avoir partagé ses images. Rien n’est écrit, rien n’est acquis… Chaque matin quand je monte au point de vue, voir une spatule en vol n’est pas une banalité mais un ravissement. Si l’espèce a bien augmenté en France (450 couples nicheurs), la colonie nicheuse du Marquenterre est la seule visible du "grand public" et c’est un grand honneur et plaisir pour nous de montrer à des enfants de 5 ans des poussins de spatule à la héronnière.

Une remarquable éthologique, les spatules semblent plus qu’apprécier les grandes branches et les longues tiges de rhizomes de phragmites même si leur transport est loin d’être simple… surtout par grand vent et quand elles arrivent dans la pinède avec leur chargement « convoi exceptionnel » !

Hors nidification la spatule est visible sur l’ensemble des côtes Manche Atlantique ainsi qu’en plus petit nombre en Camargue lors des passages migratoires (jusqu’à 350 individus ensembles sur le parc en août-septembre).

Philippe Carruette, Responsable pédagogique

2012-04-25_NathanaelHerrmann_SpatuleBlanche_BaieDeSomme_2.jpg

Nathanaël Herrmann (EOS 20D - Canon 300F4)


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