Les billets actu de la réserve

Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 12:01

« Occasionnellement, je vous proposerai d'écrire un petit texte dédié à la photo. Pour commencer, une question qui nous est souvent posée, quel grossissement pour photographier les oiseaux... »

 

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Laurent Zagni, guide naturaliste illustrateur

Le Parc n'est pas vraiment aménagé pour la photographie mais plutôt pour l'observation. Toutefois, les possibilités de photo sont nombreuses (il n'y a qu'à faire défiler toutes les pages de ce blog !!).


Les caractéristiques clé d'un objectif (ex:300mm f/5.6)

 - la focale indique le grossissement de l'objectif (en mm)
- l'ouverture indique la luminosité de l'objectif (exprimée avec un "f")

Le 50mm étant l'équivalent de la vision humaine, le 300mm aurait ainsi une multiplication de 6x. Les jumelles proposent souvent des grossissements de 8 à 10x. Les longues-vues utilisées par les guides grossissent jusqu'à 20, voir 50x d'où de nombreux ornithologues qui se sont mis à la digiscopie (appareil photo posé sur la longue-vue). Le grossissement minimum pour la photo semble être x10.

 

A quelle optique correspond un grossissement x10 ?

Nos anciennes pellicules photo standards avaient un format de 24x36mm. Ainsi un aggrandissement x4 (taille carte postale) donnait une taille de 10x15 cm. Le grossissement idéal de 10 nous amène donc à un objectif de 500mm (50mmx10) pour un budget allant de 4 à 12 000 € !!!

Ces standards ont changé (ouf !!!) depuis l'avènement de la photo numérique (excepté boitiers pro). Les pellicules ont été remplacées par le capteur qui convertit le rayonnement des lumières en données numériques. Le capteur étant coûteux à la fabrication, les marques ont proposé des tailles non conventionnelles, plus petites.

Exemple : le boitier Canon 60D de taille de capteur 14.9x22.3mm est 1.61x plus petit que le 24x36mm (36/22.3) ; le Nikon D5100 de taille de capteur 15.6x23.6 est 1.53x plus petit que le 24x36.

Ce changement de taille de capteur se répercute sur le grossissement de l'objectif. Un 50mm devient alors un 80.50 mm pour le 60D (x1.61). Un 300mm prendra la valeure de 459mm pour le D5100. Cette multiplication est avantageuse pour la photo animalière.

Ainsi dans ce nouveau standard qui représente la majorité des achats, un objectif de 300mm (en réel 483mm pour le 60D) semble être l'optique minimum. 480/50 = 9.66 qui se rapproche des 10x.

Si votre matériel le permet vous pouvez même y ajouter un multiplicateur de focale (accessoire intercalé entre le boitier et l'objectif) x1.4 x1.7 ou x2. Mais attention de ne pas en abuser... la qualité est fatalement dégradée et la luminosité amoindrie.

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Gallinule poule d'eau, hiver dernier - Nathanaël Herrmann (300F4 + multiplicateur 1.4x)

 

En pratique sur le Parc

Les très gros objectifs (500F4...) ne passent pas dans les ouvertures des postes d'observation, préférez donc des optiques plus modestes au diamètre maximum de 15 cm (taille du pare-soleil). Le trépied n'est pas utile (outre pour le confort) si les lumières sont suffisantes. N'ôtez jamais le pare-soleil qui protège l'optique des reflets. L'objectif ne doit pas dépasser les ouvertures du poste d'observation pour éviter tout dérangement.

Nathanaël Herrmann

 

 


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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 11:19

La sécheresse printanière n'a pas favorisé le développement des herbiers (potamots, renouées aquatiques...) sur le parc. Cela s'est ressenti par effet de chaîne... alimentaire sur les stationnements d'oiseaux herbivores comme les Foulques macroules, avec un effectif hivernant ne dépassant guère 250 individus. Cela nous a permis de voir à plusieurs reprises des foulques grimper  sur les argousiers pour en manger les baies. Ce comportement est commun chez les Poules d'eau mais c'est une première pour des oiseaux dont les pattes tri-lobées ne sont pas vraiment adaptées pour l'escalade !

La photo ci-dessous est dans ce contexte. La foulque peut se nourrir quelque peu d'invertébrés mais son régime est à dominance herbivore. Faute de mieux un crabe vert compensera... et puis on est en période de fêtes tout de même !
Philippe Carruette, Responsable pédogique

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Tag : Actu nature


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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 12:08

Décembre 2010 nous cassions la glace tous les jours sur les plans d’eau pris totalement par le gel avec des températures négatives durant près de 5 semaines. Des milliers de Canards siffleurs, pilets et Bernaches nonnettes étaient au rendez-vous.

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Cigognes blanches, Décembre 2010 | Nathanaël Herrmann

Début janvier 2012, 250 mm de pluie en un mois, des températures atteignant 13°C ! Mésanges charbonnières, Merles noirs, Pigeons ramiers se mettent à chanter… et des jonquilles fleurissent dans les jardins ! Un Grèbe castagneux lance sa trille nuptiale dans la Maye et on ne sait si des Grèbes huppés ont déjà leur plumage nuptial, s'ils ne l’ont pas encore perdu ! Pascale Bécu adhérente du parc a photographié deux papillons vulcain actifs le 5 janvier et Laurent Zagni, guide, observe deux Grenouilles rousses tout aussi actives. Nul doute que bien des Canards siffleurs et souchets sont restés encore plus au nord. Mais les Harles piettes et Garrots à œil d’or maintiennent une tradition d’hivernage dans notre région même par hiver doux. Les Canards pilets semblent déjà remonter plus au nord, probablement des oiseaux hivernants en péninsule ibérique ou sur la côte atlantique... les Canards pilets stationnant en Afrique ne connaissent bien entendu pas la météo européenne actuelle !

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Oies cendrées, janvier 2011 | Nathanaël Herrmann

Le plus significatif de ce dernier mois reste les coups de vent et tempêtes quasi quotidiens. Les masses océaniques réchauffées favorisent ces perturbations du ciel. Guère agréables quand on passe comme nous notre vie dehors. Mais comme pour les oiseaux, il faut savoir s’adapter. Les vastes plans d’eau se vident et les oiseaux se dissimulent dans les roselières en eau et dans les anses à l’abri du vent. Les tempêtes deviennent des rendez-vous spectaculaires pour certains mais demeurent toujours pour nous un stress en un pays de polders.

A chaque année ses saisons, à chaque saison ses moments de vies, et ses moissons de données !

Philippe Carruette, responsable pédagogique.

Tag : Actu nature


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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 17:38

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Nathanaël Herrmann, photographe naturaliste

De la part de toute l'équipe du Parc du Marquenterre !


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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 14:24

D’aussi loin que je m’en souvienne, les cancanements des Canards colvert retentissent dans mes souvenirs et sont attachés aux ambiances de la nature en hiver. Notamment ce cancanement descendant de la femelle, qui de par sa proximité auprès des hommes, nous semble tellement ordinaire, et par là même, peut nous sembler un peu ridicule.  

Sur le Parc, ces cris cancanés entrecoupés du cri nasillard des mâles colvert ne sont pas les seuls ; un cri effrayé et toujours surprenant de la poule d’eau nous fait sursauter. D’autres cris familiers se manifestent au moindre mouvement des notre arrivée sur les chemins: cri d’alerte de notes en cascade du merle noir, cri saccadé d’un mâle ou d’une poule faisane, suivi de cet envol toujours soudain et très bruyant.

Les tit-tit-tit aigus ou les dzerr roulés du Troglodyte mignon sont aussi de la partie, oiseau si petit et furtif, bien nommé parfois avec l’expression « souris des haies ». Les Rougegorge familiers sont aussi très présents, gazouillis ténus ou cris d’alerte dans toutes les haies boisés.

D’autres sons peuvent être entendus à cette époque de l’année : cet hôte discret et bien particulier des zones humides est le Râle d’eau qui comme son nom l’indique, émet une variété de cris de « râle », dont le plus reconnaissable est ce cri que l’on compare à un cri de cochon.

Et puis tout de même, en ce moment, ce sont les cris des oies. Communication, alertes, cris d’angoisse parfois, ce sont les cris d’envol de ces oiseaux qui nous arrivent de loin (toundra de l’extrême nord est de l’Europe !) comme pour ces Oies rieuses notées nombreuses en ce début d’hiver.

Cris de ces oiseaux que l’on devine dans le ciel les jours de brume ou plus souvent de nuit à cette période où les journées sont courtes et qui en d’autres temps effrayants, étaient attribués aux âmes errantes condamnées à rôder pour l’éternité dans les ténèbres. Que la connaissance de leurs voyages éclaire nos esprits et nous inspire le respect envers ces oiseaux qui n’aspirent qu’à un peu de repos lors de leurs escales !

Corinne Vasseur, guide naturaliste

10-11-2010 03

 

©RobertGhevaert 24112010 02

 

Tag : Actu nature


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