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| Le journal de la réserve naturelle de la baie de Somme |
La fin de semaine a été pluvieuse et venteuse avec une timide première fine pellicule de glace au bord des berges ombrées. Les oiseaux cherchent alors les quelques rayons de soleil en se reposant sur les berges plein sud comme le font les sarcelles d’hiver. Aigrette garzettes et gardeboeufs se mettent eux sur les dunes.
Aigrette
garzette
Suite aux passages importants d’oies ces derniers jours, deux rieuses stationnent dans les prairies inondées du poste 7. Cette espèce d'oie originaire de l’Ouest de la Sibérie n’hiverne pratiquement plus sur la façade atlantique. La majorité des hivernants français sont localisés sur les vastes barrages champenois. Près de 1300 pluviers dorés fréquentent aussi ces prairies en compagnie des vanneaux huppés.
Le long des sentiers, on entend de nouveau le cri d’alerte de la bouscarle de Cetti, et les rassemblements de mésanges à longue queue. C’est au point de vue et dans la pinède du Parc du Marquenterre que l’on a le plus de chance de rencontrer de petites troupes de bec-croisés.
A l'inverse du faucon crécerelle ou du faucon hobereau, ce petit faucon chasse à l'affût. Il se pose alors sur un piquet, un haut de dune pour repérer ses proies puis s'élancer sur elles en rase-mottes. Le faucon émerillon est un migrateur partiel. Les individus nordiques sont migrateurs alors que les oiseaux islandais et britanniques sud sont sédentaires.
Le faucon hobereau est plutôt insectivore alors que l'émerillon se nourrit presque exclusivement de passereaux.
Photo prise en digiscopie, Laurent ZAGNI (Optolyth 80 + Lumix TZ2)
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