Photos et texte (merci) : Patrick DUPONT
Ci-dessous un Rat musqué rencontré sur le chemin au début du parc. Originaire d'Amérique du Nord, il a été introduit en Europe pour sa fourrure et vit maintenant à l'état sauvage. Il creuse des terriers dans les berges mais aussi des huttes d'herbes et de rameaux. Il vient d'arracher des herbes certainement pour les ajouter à son habitation.
Le "self" du poste 1 est toujours ouvert pour notre "serial killeuse"...
Après une reconnaissance en bordure du plan d'eau, un passage à gué, une courte pause sur l'un des petits îlots au cas où il y aurait quelque chose à se mettre dans le bec, et malgré le harcèlement constant des mouettes rieuses, direction le buffet ou îlot principal sous bonne escorte !
Là, la "1557" (n° de sa bague) pioche allègrement dans le buffet, se gavant de poussins de mouettes dont la taille pourtant imposante ne la rebute pas !
Un quart d'heure plus tard, ayant fait le plein, elle repart toujours sous les vociférations des parents qui la laissent totalement indifférente.
Texte et photo : Bernard CLAESSENS (merci).
A savoir : certains oiseaux comme cette Cigogne blanche peuvent se spécialiser dans un type de nourriture par opportunisme, au même titre que le Goéland argenté (par exemple) profite des labours pour se nourrir des vers de terre... Les prédateurs coévoluent avec leurs proies et leur environnement. Il est aussi arrivé qu'une Foulque macroule se spécialise dans le "guobage" des oeufs d'Avocettes élégantes (début d'année 2000).
Entre les prédations de la cigogne, c'est la vie ordinaire du poste 1 où nichent les Mouettes rieuses qui, pour beaucoup, élèvent déjà leurs petits.
Entre querelles de voisinage qui se terminent souvent en acrobaties aériennes, avec parfois une collision, et réconciliation pour chasser un intrus, la grande préoccupation des parents est le nourrissage.
On peut les voir revenir du "marché de la baie" passant au-dessus de la digue et revenir au nid. La sollicitation des petits à coups de bec sur celui des parents provoque la régurgitation et... "bon appétit !"
Texte et photos : Bernard CLAESSENS (adhérent passionné et régulier de la réserve)
Sollicitation du jeune :
Régurgitation...
Peu de temps après l'éclosion, les premiers pullis d'avocette quittent le nid sous la surveillance d'un adulte pendant que le partenaire couve les derniers oeufs.
Les premières sorties sont fatiguantes et le parent très prévenant s'accroupit sur les tarses pour les accueillir afin de les réchauffer et de les protéger.
Ces petites boules de duvet sont capables de se nourrir seul.
Quand l'éclosion est terminée, les petits partent à la nage de leur îlot de naissance pour rejoindre la berge du plan d'eau afin de trouver une nourriture plus abondante.
Texte et photos : Armelle Guillo, adhérente du Parc du Marquenterre
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