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| Le journal de la réserve naturelle de la baie de Somme |
Avec déjà quelques milliers de kilomètres dans les ailes, les limicoles nicheurs provenant de l'Europe du nord font un arrêt en baie de Somme. Les vasières découvertes par la mer offrent à ces petits échassiers fatigués de nouvelles ressources grâce à l'abondance des vers de vase et des coquillages. Lorsque la lune et le soleil combinent leur force d'attraction, les hauteurs des marées augmentent considérablement, recouvrant l'estuaire. Les oiseaux des rivages quittent alors la baie pour se reposer en grandes bandes sur des zones terrestres intérieures. Ci-dessous les huîtriers-pies photographiés du poste 5, puis les courlis cendrés du poste 7.
Quelques derniers limicoles ayant ajourné leur nidification (cause de prédation...) "maternent" encore leur tout jeune pulli. C'est le cas du Petit Gravelot dont Bernard Claessens nous rapporte cette photo :
Les premiers mouvements de passereaux, rapaces, grandes aigrettes... sont observés.
Merci à Daniel Simonnot.
Photos de Michel Goin (merci). Pipit et Phragmite des joncs.
Outre son physique "inédit", la spatule blanche est une espèce passionnante à étudier ou plus simplement à observer de par ses comportements sociaux. En juillet, les jeunes spatules se retrouvent au côté des adultes pour profiter de leur expérience et leur réclamer de la nourriture. Une centaine d'individus se retrouvent ensemble.
Chaque soir, les aigrettes, grands cormorans... se donnent rendez-vous au Parc pour y improviser un dortoir. Plus à l'intérieur des terres, ce sont les corbeaux freux qui s'invitent aux sommets des peuplerais pour dormir.
Les couples d'oies accompagnés de leurs oisons maintenaient jusqu'à présent une distance territoriale. Ils se retrouvent en groupe, par affinité. Ce même groupe constitué pour la vie, se confrontera en novembre à un voyage périlleux, surtout pour les jeunes adultes.
Les cigognes blanches ou noires et autres voiliers (rapaces...) peuvent être observés ensemble, profitant des thermiques ascendantes. Les ailes bien en éventail, les planeurs sont portés en altitude. Ils se laissent ensuite glisser plein sud jusqu'au prochain "courant d'air". Un bilan carbone quasi nul pour plus d'un milliers de km !
Merci Benoit Henrion pour les photos (de haut en bas : spatules blanches, oies cendrées, cigognes blanches et chevaux Henson, Echasse blanche).
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