Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /Mai /2009 15:23
La trentaine de couples de cigognes blanches qui niche en Picardie (dont les 3/4 en baie de Somme) est en pleine période de nourrissage des petits.

Deux adultes, du lever du jour au coucher du soleil, arpentent marais et prairies à la recherche d’insectes, batraciens et rongeurs. La nourriture est régurgitée directement au fond du nid. Quand les jeunes atteignent 2 semaines, la nourriture n’est plus prédigérée et les proies tombent entières au fond du nid pour assouvir l’appétit vorace des cigogneaux.


© Elisabeth SAGE

Au Parc du Marquenterre, un poussin unique dans un nid ne bouge plus. L’attitude des adultes très "interrogateurs" ne laisse aucun doute. De temps à temps la femelle lui lisse les plumes et le tire par une aile mais le poussin est bien mort. Pourtant en tant que « fils » unique il était gros et gras quelques heures plus tôt ! Afin de connaître la cause de la mort, Philippe Carruette, Leslie Meunier et Corinne Vasseur guides naturalistes montent dans le nid pour réaliser une autopsie du petit cadavre. Surprise... la gorge est gonflée. Du petit bec noir dépasse une autre tête noire… le poussin s’est tout bêtement étouffée avec une… taupe ! Pour un poussin d’à peine 3 semaines, la proie est grosse et de plus il l’a avalé à rebrousse poils la queue la première ! La taupe est une proie courante chez la cigogne qui n’a pas d’odorat et n’est pas accommodé comme le chat ou le renard par l’odeur forte des glandes territoriales.

La taupe ne porte pas toujours chance aux grands échassiers comme ce héron cendré qui en a avalé une vivante. La taupe, encore vivante, avec ses puissantes pattes en pelle lui perça mortellement l’estomac sans finalement pouvoir sortir et survivre. Pas top la Taupe… !

L'équipe de guides naturalistes 

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