Dimanche 16 août 2009
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En été, plans d’eau et marais voient leur niveau d’eau douce baisser sous l’effet conjugué d’une forte évaporation et d’une faible pluviométrie. La vase apparaît. Riche en invertébrés, elle est
vite mise à profit par une multitude de petits échassiers (les limicoles) en pleine migration post-nuptiale.
Poste 2, 14/08/09 © Nathanaël HERRMANN
Lors d’été chaud et sec, le marais peut être totalement asséché. Nombre d’invertébrés vont s’adapter en s’enfonçant au plus profond de la vase encore humide. Cet assec va hâter la minéralisation
des vases. Les graines des plantes de berges vont tomber sur la vase sèche. Spontanément sur ce sol nu et riche va se développer certains végétaux.
Lors de la remise en eau naturelle par les pluies, ou artificielle par le jeu de vannes présentes sur le parc, les graines et débris de plantes vont flotter en surface, véritable « caviar » pour
les canards en début de migration de septembre. Ces graines sont riches en lipides à une période où la consommation énergétique est forte chez les anatidés (mues et déplacements migratoires).
Finalement rien ne se produit au hasard au fil des cycles naturels. Inondations, assecs, sécheresse ou fortes pluviométries sont indispensables à la vie diversifiée du marais !
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