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Le calme est revenu en ce dimanche de novembre sur les plans d’eau du parc. Après l’agitation du vent et de la pluie lors du 11 novembre, les oiseaux semblent apprécier cette accalmie et un regain d’activité se fait sentir. Les parades saccadées des Sarcelles d’hiver semblent célébrer ces rayons de lumière après la grisaille de ces derniers jours. Le vent avait même poussé bien des valeureux Goélands marins à se réfugier sur les îlots du parc. Les autres laridés ne s’y trompant pas, ils se réunissent en grand nombre parfois pour se reposer à l’abri de l’estuaire.
Les envols successifs et le vol rapide des Pluviers dorés occupent le ciel actuel du parc, accompagnés des troupes de Vanneaux huppés. Ces derniers se distinguent par leurs ailes plus rondes et accompagnent souvent leurs danses aériennes d’un miaulement caractéristique. Quant aux pluviers, leurs petits cris saccadés leur fait ressembler à des groupies de concert, hystériques. Mais la comparaison s’arrête là. Leurs vols sont bien organisés, fusionnels, et interviennent s’il y suspicion d’un danger. Passe un Busard des roseaux, ou le Faucon pèlerin pour que tous réagissent. Les vanneaux sont ceux qui s’envolent les plus vite tandis que d’autres comme les Canards pilets ou les Canards siffleurs se propulsent dans un même mouvement, pour rejoindre le milieu des plans d’eau : réflexe de peur afin d’éviter d’être une proie trop facile, pour une menace venue du ciel ou d’ailleurs.
Sinon sur les chemins et dans les pinèdes du parc, il faut prendre le temps de s’arrêter et d’écouter les petits cris des roitelets (Roitelet huppé et Roitelet triple bandeau). Peut être aurez vous la chance, avec un peu de patience d’observer aisément ce tout petit oiseau de 4 grammes et demi, évoluer frénétiquement le long des branches. Digne d’un dessin animé, ce petit personnage vous étonnera par sa frimousse, ses yeux globuleux, et sa crête colorée d’or. Ces troupes de passereaux se repèrent à leurs petits cris stridents et se composent souvent d’autres petits compagnons comme les Pouillots véloces, les Mésanges à longue queue ou dans les pinèdes, les Mésanges noires.
La présence de ces dernières comme celle des roitelets est lié aux mouvements de migration ou d’hivernage. En effet, nombre d’entre eux et particulièrement les mésanges noires viennent des contrées nordiques et nous permettent de déceler une véritable invasion. Enfin, les couleurs automnales et le chant cristallin et un peu nostalgique du Rougegorge familier semble nous conter quelques réflexions poétiques que lui inspire la saison. Au gré des chemins, laissons nous envoûter par ces couleurs particulières et ces odeurs d’humus et de champignons et de citer la parole poétique d’une adhérente du parc (pour ne pas la nommer Armelle !), qui à la vue d’une feuille rougeoyante, nous déclame ce ver automnal : « la feuille, amie du silence, laisse le vent parler pour elle ».
Corinne Vasseur, guide naturaliste
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