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Mercredi 25 juillet 2012 3 25 /07 /Juil /2012 11:34

Ci-dessous un article bien exhaustif sur la prise de vue en vol des oiseaux grâce à l'expérience de Fabian Vol.

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Les appareils photographiques modernes permettent désormais de photographier les oiseaux en vol, chose qui paraissait inimaginable il y a dix ou quinze ans.

Les autofocus performants d’aujourd’hui permettent "d’accrocher" plus ou moins facilement les sujets. Il n’y a donc plus de raison de ne pas se jeter à l’eau ! Les images n’en seront que plus dynamiques !

Je donne ci-après et presqu’en vrac quelques trucs/astuces que j’ai pu découvrir au fil du temps au travers de mes nombreux échecs et aussi des conseils d’amis plus avancés que moi dans cette pratique (je remercie Michel Goin pour ses nombreux conseils avisés).

1. Maîtriser l’autofocus :

- Choisir un pavé de collimateurs suffisamment grand, de préférence central : c’est au centre que se situent les collimateurs les plus sensibles.

- Choisir la bonne position du stabilisateur (sur certaines optiques il existe la possibilité de ne stabiliser que suivant une direction (généralement verticale), ce qui permet d’assurer le suivi latéral dans de meilleures conditions).

- Choisir la bonne plage de mise au point de l’autofocus : sur certains téléobjectifs il est possible de pré-programmer les plages d’autofocus. Choisir celle opérant pour les distances de travail (de 10/20 m à l’infini).

- Se mettre en autofocus continu afin que l’appareil anticipe la position future du mobile et suive son sujet dans les meilleures conditions (Ai servo chez Canon).

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- Eviter les contrejours, en particulier en milieu de journée : l’autofocus a du mal à "accrocher" son sujet dans ces conditions.

- Eviter la forte luminosité du milieu de journée, là encore l’autofocus a du mal à accrocher. De plus ces lumières dures ne sont pas photogéniques et les photos manquent de « piqué » (forte dégradation).

- Choisir un objectif avec une grande ouverture (petit nombre : typiquement f/2.8 ou f/4.0) car l’autofocus est d’autant plus performant que l’ouverture est grande. A partir de f/5.6 l’autofocus devient généralement « mou » et moins réactif (sauf sur les boitiers très hauts de gamme).

- Préférer, pour la raison évoquée précédemment, un objectif sans convertisseur (sauf les 300 ou 200 mm f/2.8 auxquels on peut adjoindre un convertisseur 1.4x).

Un 500 f/4.0 avec convertisseur 1.4x « se transforme » en un 700 mm f/5.6 et il devient très difficile d’assurer la mise au point et le suivi de l’oiseau. En outre dans la configuration précédente l’angle de champ devenant très étroit, viser dans l’urgence devient très aléatoire : l’oiseau aura disparu du champ avant de l’avoir eu dans la « pastille ».

- Assurer une pré-mise au point sur un sujet situé à une distance du même ordre de grandeur que l’oiseau qu’on cherchera à photographier, cela permet à l’autofocus d’accrocher beaucoup plus rapidement et surtout de pouvoir le voir rapidement dans le viseur (si le téléobjectif est complètement « défocalisé », on ne verra pas l’oiseau dans le viseur). Typiquement dans la héronnière du Marquenterre on pourra faire une pré-mise au point sur les premiers arbres en face du poste d’observation (une cinquantaine de mètres).

Maîtriser l’exposition :

Le plus facile pour photographier les oiseaux en vol, c’est lorsqu’ils se détachent sur un fond de ciel. En effet, dans ces conditions l’autofocus n’est pas tenté d’accrocher les arbres ou la végétation de l’arrière plan.

Du coup, se pose le problème de l’exposition :

- Un ciel nuageux en milieu de journée est préférable à un fort soleil (en milieu de journée plus le ciel est nuageux, mieux c’est !). Dans ce cas et si les nuages sont très lumineux (nuages blancs), il convient de surexposer d’1 ou 2 IL (on obtiendra alors des oiseaux correctement exposés sur fond blanc).

- Un ciel de plomb avec une belle lumière venant de derrière est, je trouve, la meilleure des configurations, faire confiance à la mesure pondérée. En Baie de Somme, ces conditions ne sont pas rares !

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- Ciel bleu bien saturé avec une lumière venant de derrière : opter pour une très légère sous-exposition (-1/3 d’IL) voire sans modification pour les oiseaux à dominante blanche (cigogne, spatule, aigrettes…)

- Pour des photos d’oiseaux blancs ou clairs sur fond sombre (exemple cigogne sur fond de sapins à la héronnière), il conviendra de fortement sous-exposer (-2 IL environ).

Suivre l’oiseau dans le viseur :

- Opter pour une optique adaptée : de 300 à 600 mm, compromis entre la taille de l’oiseau dans le viseur et la réactivité liée à l’étroitesse de l’angle de prise de vue. Les capteurs APSC permettent de « muscler » les téléobjectifs d’un facteur multiplicateur de 1.4 à 1.6 sans en changer l’ouverture !

- Assurer une pré-mise au point (déjà vu plus haut).

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- Se placer dans un espace suffisamment ouvert de manière à pouvoir anticiper : dans le Parc du Marquenterre, les premiers bassins sont particulièrement indiqués car ils sont régulièrement survolés par l’avifaune. De plus si on se place sur le sentier à proximité de la héronnière on peut voir les oiseaux revenir (de face) vers leurs nids avec un grand préavis (plusieurs secondes).

- Lorsqu’on utilise un téléobjectif lourd, utiliser une rotule pendulaire (type Wimberley, Benro ou autre) sur un trépied stable (j’ai commencé avec une rotule ball et il n’y a pas photo en terme de confort ! Goûter la rotule pendulaire c’est l’accepter.). Elle permet un mouvement omnidirectionnel souple, fluide et continu tout en soulageant les bras. Un 500 mm f/4.0 pèse près de 4 kg auxquels s’ajoute le poids du boitier et de la batterie, soit un attelage de plus de cinq kilos !

- Equilibrer l’attelage boitier + téléobjectif sur la rotule pendulaire (la plupart des fixations s’effectue pas serrage sur « queue d’aronde », reculer ou avancer l’ensemble jusqu’à ce qu’il ne pique ni du nez ni ne bascule en arrière, puis serrer.

- Placer le trépied en position haute et colonne en position basse, de manière à pouvoir continuer à suivre l’oiseau lorsqu’il passe quasiment à la verticale (sinon il faut se contorsionner !).

- Choisir une vitesse élevée (sauf si on opte pour le « filé » qui suppose un suivi continu et régulier très précis) en augmentant au besoin la sensibilité. L’ordre de grandeur à rechercher est le 1/1000 de seconde. La priorité à l’ouverture me paraît la plus indiquée : c’est ce qui permet de s’assurer qu’on dispose de la vitesse la plus élevée possible (en diminuant l’ouverture à la valeur minimale acceptable).

- Utiliser le mode rafale : les cartes mémoire sont faites pour cela !

- S’entrainer avec des oiseaux de belle taille : aigrettes (facile), cigognes (très facile), spatules (facile), hérons (très facile), rapaces (facile), canards (plus difficile car ces oiseaux volent rapidement), oies (moyennement facile) etc…), sinon risque de se démoraliser ! On pourra continuer à progresser avec les pigeons, les vanneaux huppés etc …

- Continuer à suivre l’oiseau tout en déclenchant. Ce n’est pas une chose naturelle car lorsqu’on appuie sur le bouton on a tendance à se figer sur le sujet.

Rechercher les attitudes, les comportements :

- Afin de renforcer l’intérêt d’une image, il conviendra de rechercher des comportements ou attitudes particulières : oiseaux en vol avec une proie, des brindilles ou branches pour le nid, des phases d’atterrissage ou décollage, des virages sur l’aile, des vols en formation, des vols en groupe compact, le surplace des sternes pendant la pêche, les combats aériens, la défécation etc …

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- Eviter les photos de dos ou de ¾ arrière, privilégier les photos de face ou de côté

Rechercher les belles lumières :

- Comme toujours en photographie de nature, les lumières les plus belles sont celles du matin à la première heure et du soir car le soleil est alors bas sur l’horizon. A la fin du printemps et en été les moments favorables durent peu de temps car le soleil monte rapidement. L’hiver, le début du printemps (mars/avril) et la fin de l’automne (octobre/novembre) sont les périodes de l’année où les lumières sont belles et où la période propice à la photographie est la plus longue.

Peaufiner le cadrage :

Comme on l’a vu précédemment il est préférable de s’en remettre aux collimateurs du milieu, souvent en croix, qui sont beaucoup plus sensibles. Dans ces conditions le sujet sera très probablement centré.

L-actualit--en-images 1907 Pointe du Hourdel - Bécasseau s

Afin de respecter les canons de la photographie (de l’image en général), il est souvent conseillé (mais ce n’est pas une règle absolue) de positionner le sujet sur un point d’or. Pour cela il faudra recadrer informatiquement (la pléthore de pixels des appareils modernes permet de le faire sans détériorer de façon significative les photos), Photoshop fait cela très bien. Les points d’or sont situés aux intersections des lignes virtuelles divisant l’image verticalement et horizontalement en 3 parties égales.

S’entrainer :

Le Parc du Marquenterre, particulièrement les mois de mai et juin permet de s’entrainer dans les meilleures conditions. En effet au cours de ces mois, les échassiers (cigognes, spatules, aigrettes, hérons cendrés voire héron garde-bœufs) effectuent des allers et retours incessants entre le lieu de nidification et le parc. Le poste d’observation de la héronnière et le sentier proche sont des endroits privilégiés. Il ne se passe pas cinq minutes sans qu’un oiseau y arrive ou en reparte (plus d’activité que l’aéroport Kennedy de New York !). Les occasions, nombreuses, permettent de progresser rapidement. Un autre endroit sympathique qui permet de s’entrainer à la photo d’oiseau en vol est « les bassins du Crotoy » à la Bassée. Au printemps (avril/mai/début juin) les mouettes rieuses nichent en colonie sur la partie sud des bassins et l’activité aviaire y est très très intense ! Privilégier tôt le matin car le soleil est alors dans le dos et la lumière plus belle.

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En résumé : Anticiper et OSER !


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Vendredi 20 juillet 2012 5 20 /07 /Juil /2012 15:34

La héronnière commence à se "dépeupler" (par rapport à la période avril-mai), les Hérons cendrés ont majoritairement quitté les lieux depuis un moment et il ne subsiste que quelques Cigognes blanches, Aigrettes garzettes et Spatules blanches. Les jeunes, bien que volant, se font encore nourrir sur quelques nids et nous gratifient de belles envolées.

Au sol, avec de la chance, on peut apercevoir un chevreuil ou quelques opportunistes qui assurent le nettoyage sous les nids tels que le sanglier, ici une laie avec 4 marcassins ou le renard roux !

Bernard CLAESSENS

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Mercredi 18 juillet 2012 3 18 /07 /Juil /2012 08:00

Le bihoreau gris que je n'avais jusqu'à ce jour qu'entraperçu caché dans les buissons arrive en planant en plein après-midi au-dessus du plan d'eau près du poste 12. Il se pose puis disparaît un moment dans la végétation de roseaux avant de repartir. Brève mais intense rencontre avec cet oiseau d'habitude plutôt crépusculaire.

Christian PETIAU

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Samedi 7 juillet 2012 6 07 /07 /Juil /2012 08:00

Photos proposées et réalisées par Fabian Vol :

07 - Juillet 8156 Parc du Marquenterre - Orchis négligé -


L’été est une période merveilleuse pour découvrir la richesse botanique du parc (380 espèces de plantes recensées et certaines sont encore à « découvrir »). Des « classiques » orchidées de marais (les dactylorizas), en passant par le discret Mouron délicat, et l’ancêtre Ophioglosse (fougère primitive vieille de quelques millions d’années, protégée localement), la comique Ecuelle d’eau parapluie à campagnol,  tout est passionnant !

 

La gestion des milieux par pâturage, fauchage et surtout étrépage favorise le maintien de ces bas marais. Mais rassurons les adeptes des saules, bouleaux et autres aulnes, les petits arbres regagnent vite du terrain. Il suffit de se promener sur la panne devant le pavillon d’accueil (restaurée en 2006) pour voir comment les saules, les ronces, la molinie, voir les jeunes pins laricios se développer ! En septembre un étrépage léger sera de nouveau de rigueur. L’homme, la plante, le milieu donne finalement un patrimoine…

Philippe Carruette

07 - Juillet 8187 Parc du Marquenterre - Orchis tacheté - 07 - Juillet 8172 Parc du Marquenterre - Ophioglosse commun

07 - Juillet 8205 Parc du Marquenterre – Iris des marais

07 - Juillet 8163 Parc du Marquenterre – Lychnis fleur de


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Jeudi 5 juillet 2012 4 05 /07 /Juil /2012 08:00

Photo prise au poste 2, le Faucon crécerelle mâle était en vol stationnaire face au vent lorsqu'il piqua pour attraper sa proie.

C'est un rapace très éclectique en matière de nourriture. Si l'essentiel de ses repas est composé de campagnols, le Faucon crécerelle se nourrit aussi de lézards, parfois d'oiseaux pas trop vigoureux, mais aussi d'insectes : orthoptères (sauterelles, grillons, criquets) comme sur la photo ou coléoptères.

Patrick Dupont

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Canon 5D MarkII, 70-200mm f/2.8 + multiplicateur 1.4 (photo recadrée)


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