Lundi 5 décembre, la météo était similaire à celle d'aujourd'hui... avis de tempête ! Un Mergule nain a été trouvé sur le parc, dans un fossé du petit parcours. Ce sont des oiseaux pélagiques (de mer), principalement piscivores, ne s’approchant des côtes que lors (normalement) de la période de reproduction.
Le Mergule nain a été transporté dans un centre de soin
Le mergule fait partie de la famille des alcidés. Cette famille ne regroupe que 6 espèces en Europe, que l’on rencontre principalement en Scandinavie et en Islande. Il porte bien son nom puisqu’il est à peine plus gros qu’un étourneau ! Il ne niche que dans le haut Arctique, et passe l’hiver au large de la Mer du Nord, de la Mer de Norvège et de l’Islande, où il se nourrit de plancton. Son observation en France est ainsi toujours liée à de fortes tempêtes d’ouest poussant certains individus sur les cotes. Parfois, quelques oiseaux épuisés sont entraînés dans les terres : c’est ce qui est arrivé au Mergule nain trouvé sur le Parc : affaibli par plusieurs jours de tempête au large.
Les "cousins" de la famille du Mergule nain :
Le Pingouin torda (qui vole très bien, à ne pas confondre avec les manchots, oiseaux non volants vivants dans l’hémisphère sud) se rencontre en France sur quelques falaises bretonnes où ses effectifs nicheurs sont très faibles.
Les guillemots (3 espèces) : Une seule espèce niche en France : Le Guillemot de Troïl. On le trouve dans les mêmes milieux que le Pingouin torda : localisé à quelques falaises en Bretagne.
Le Macareux moine (parfois appelé perroquet de mer, en rapport à son bec très coloré) : Plus petit que les 2 espèces citées ci-dessus, le Macareux moine est très menacé en France. Il y a un siècle, sa situation déjà préoccupante (destruction de l’espèce par l’homme) a conduit la Ligue de Protection des Oiseaux (L.P.O.) à l’utiliser comme symbole et logo. Il niche dans des terriers situés sur des pentes abruptes côtières.
Texte : Adrien Leprêtre, guide naturaliste
C’est la première fois que je rencontre la Pie-grièche grise, sans doute en halte migratoire au parc. Cette espèce se fait de plus en plus exceptionnelle dans notre région notamment du fait de l’intensification de l’agriculture. La population nationale est actuellement évaluée à moins de mille couples !
De la taille d’un étourneau sansonnet , ce superbe oiseau de la famille des laniidés, facilement reconnaissable grâce à son bandeau noir masquant les yeux, ressemble à un petit rapace par sa silhouette, son bec légèrement crochu et sa manière de chasser à l'affût de gros insectes, des araignées, des rongeurs, des amphibiens et des petits passereaux.
Certains empalent leurs proies sur des épines, des rameaux acérés ou des clôtures en fil de fer barbelé avant de les déchiqueter ou pour les conserver.
Texte (source Wikipedia et Ornitho.net) et photos : Guy SADET
Le Pouillot à grands sourcils est un petit passereau originaire de Sibérie. Chaque année, quelques individus sont observés en France durant le mois d'octobre. C'est le deuxième individu capturé et bagué au Parc du Marquenterre, après celui bagué en octobre 2010, mais seulement la septième donnée homologuée sur le site ! L'individu bagué est un jeune de l'année, et pèse 6,5 grammes, à peine plus lourd que le Roitelet huppé à qui il ressemble. (Le Roitelet huppé est le plus petit oiseau d'Europe et pèse entre 5 et 5,5 grammes)
Vif et remuant, le Pouillot à grands sourcils est malgré tout le plus souvent détecté à son cri très caractéristique. Il se déplace généralement avec des roitelets dans les buissons et les petits arbres.
Texte : Adrien Leprêtre, guide et bagueur au Parc du Marquenterre
Photos : Jean-Claude Guillo, bagueur assistant
Pouillot à grands sourcils / Pouillot véloce
Pouillot véloce / Pouillot à grands sourcils
Les séances de baguage commencent très tôt le matin (souvent 5h). De la condensation s'est posée sur l'objectif d'où les photos qui semblent un peu "défraîchies"... !
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