Les billets actu de la réserve

Mercredi 22 août 2012 3 22 /08 /Août /2012 10:00

Les couvées tardives chez les Hérons cendrés sont fréquentes. Elles concernent surtout de jeunes couples dont un des oiseaux, la femelle, a deux ans (plumage grisâtre), ou plus rarement une couvée de remplacement qui n’est pas courante chez les grands échassiers.

Le pic d’envol des jeunes Hérons cendrés sur le Marquenterre est de la mi-mai à début juin. Des jeunes « traînent » jusque mi-juillet, parfois début août. Mais cette année le « record » est battu. Un jeune est encore au nid le 20 août,âgé de 6 à 7 semaines. Un autre jeune tout juste volant est croisé au bord du chemin posé sur une rambarde, indifférent aux humains nouveaux venus dans son univers (bien qu’il les ait aussi observé, lui aussi,  depuis son nid dans la héronnière !

On remarque les restes de duvet sur le crâne (un certain style… !) et sa très petite taille. En effet les derniers jeunes tardifs sont souvent peu nourris par les parents. Il n’y a plus l’effervescence de la colonie à optimale au printemps créant une véritable motivation au nourrissage. De plus, de jeunes parents sont souvent moins performants et la mue arrive voir le départ en migration pour certains des adultes. Cela explique souvent l’échec de ces dernières couvées et la forte mortalité chez ces derniers jeunes. On retrouve le même résultat chez les canards colverts; la cane s’occupant mieux d’une « marmaille » de 12 que d’un malheureux rescapé. !  Heureusement les jeunes hérons se nourrissent instinctivement dès leur contact avec l’eau ou sur le sol harponnant tout ce qui bouge, même maladroitement.

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Text: Philippe Carruette (Responsable pédagogique)

Photos: Paul Lesiak (Guide Nature)


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Lundi 20 août 2012 1 20 /08 /Août /2012 09:00

Le 11 août 2012 une jeune Cigogne noire survole le parc en migration plein sud portée par des vents sud est extrêmement favorables. Elle n’a guère le temps ni le soucis de se poser. Mais Alexander Hiley, guide nature et animateur des stages photo, a le temps…de faire une photo ! Et surprise (vive le numérique !) on constate qu’elle porte une bague couleur. Nous prenons aussitôt contact auprès de Gérard Jadoul spécialiste belge de la grande dame noire. Les programmes belges et français portent des bagues rouges. Les Allemands viennent de rejoindre le réseau et de baguer leurs premiers jeunes (une cinquantaine à l’Est du pays). La réponse ne se fait par attendre. Carten Rohde nous apprend que T361 fut bagué dans une couvée de 4 poussins le 5 juin 12 à Garlitz dans le Mecklenburg (à l’Est de Hamburg, au Nord Est de l’Allemagne) à 735 km à vol d’oiseau de chez nous. 19 Cigognes noires différentes ont été notées au parc pour l’instant (dont 8 juvéniles posés). Une belle chaîne d’info…

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Text: Philippe Carruette (Responsable pédagogique)

 


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Vendredi 17 août 2012 5 17 /08 /Août /2012 14:00

Estelle et Céline, guides naturalistes, appellent en urgence sur le talkie : deux jeunes spatules se débattent sur l’îlot du poste 6 sans pouvoir s’envoler. Un fil de pêche au maquereau entoure le bec d’un oiseau, et la patte de l’autre. Les deux oiseaux sont reliés ensemble par le fil !

Un oiseau a du s’accrocher la patte au fil en Baie de Somme en se nourrissant dans les chenaux (les spatules se nourrissent de nuit dans les vasières et reviennent sur le parc en reposoir diurne le matin). De retour sur les îlots du parc un autre jeune, voyant le fil qui pend comme une proie potentielle, se l’enroule autour du bec. Les deux oiseaux sont coincés entre eux. Alexander Hiley intervient  pour aller sur l’îlot en cuissarde. Les fils sont ultra serrés sur les chairs et heureusement que Mr Régis Dulauroy (qui nous a gentiment envoyé les photos), visiteur du parc, avait son coupe ongles, la tenaille amenée était disons un peu "grossière". La blessure au bec est superficielle et le premier oiseau peut être relâché sans oublier de le baguer. Pour le deuxième oiseau c’est nettement plus problématique. A force de tirer sur le fil la patte pend inerte et ses ligaments ou les muscles sont probablement totalement déchirés. L’oiseau est envoyé sur un centre de soins mais il semble y avoir peu d’espoir !

On sait que ces fils de pêche peuvent être dangereux en eau douce pour les pattes des cygnes, et en mer pour les tortues et cétacés, mais on le voit aussi pour les oiseaux, et pas seulement ceux qui sont pélagiques comme les Fous de Bassan, alcidés ou albatros…

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Text: Philippe Carruette (Responsable pédagoique)

Photos: Régis Dulauroy


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Jeudi 16 août 2012 4 16 /08 /Août /2012 13:45

La carte météo du week-end dernier a montré un vent de secteur Est sur une bonne partie de l’Europe, la France inclue. Cela, couplé avec un ciel dégagé et des températures élevées, donnaient des conditions favorables pour la migration des oiseaux planeurs.

Dimanche matin les guides du parc ont gardé les yeux rivés vers le ciel dans l’anticipation d’un mouvement de rapaces et de cigognes. A 11h00, apparition du premier d’une procession de migrateurs qui profitait des ascendants thermiques : un busard des roseaux en vol plein sud. Peu après un milan royal est annoncé au-dessus la digue. Ce beau rapace est beaucoup plus rare mais sa queue fourchue permet une identification facile.

Jamais deux sans trois, cette fois c’est une cigogne noire qui se pose rapidement mais qui repart aussi vite dans le même sens que les rapaces. L’analyse d’une photo a révélé une belle surprise : l’individu portait une bague à la patte gauche. La position, couleur et lettres sont celles des oiseaux bagués en Allemagne ! Une première pour le parc, qui à priori, contacte surtout des oiseaux originaires de Belgique et peut être du Nord Est de la France (Aisne, Nord, Ardennes…)

Des conditions similaires sont prévues pour la semaine prochaine. N’oubliez pas de regarder vers le haut, surtout le matin (pas trop tôt cela permet ainsi une grasse matinée !) car il risque d’y avoir d’autres migrateurs qui nous survolent…

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Text: Alexander Hiley (Guide Nature/Photo)


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Dimanche 12 août 2012 7 12 /08 /Août /2012 18:00

Mouettes, canards, cigognes… Depuis deux mois toute espèce d’oiseaux traverse le territoire des avocettes du parcours rouge à ses risques et périls. Même les échasses blanches, « cousines » de cette famille et l’égalant en termes d’élégance et de douceur, n’osent poser une patte à proximité des pulli.

Ces protecteurs ont bien raison de veiller leurs petits, car tous les ans l’Avocette fait partie des espèces qui sont très fortement predatées. En effet, sur les 120 couples qui s’installent sur les îlots du parc chaque printemps, on se contente de n’en voir qu’une dizaine à l’envol. En sachant que la femelle pond quatre œufs, nous sommes très loin des effectifs potentiels…

La majorité d’Avocettes a niché en colonie avec les mouettes rieuses au poste 6, un geste stratégique car la mouette, plus vocale et agressive, repousse les prédateurs avec plus de volonté. Mais malheureusement elles n’ont tout de même pas bénéficié d’une vie facile…Lorsque ce n’était pas le sanglier (bon nageur et omnivore..) c’était le renard, belette ou même cigogne blanche qui ont profité de l’emplacement précaire du nid (rien qu’une cuvette dans le sable) ou de la vulnérabilité des nouveaux-nés.

Cependant, quelques couples ont refusé de baisser les bras (ou les ailes plutôt…), et ont déménagé vers les îlots récemment installés au parcours rouge. Et cette fois ils ne se laissent surtout pas faire ! Nos visiteurs ont eu le plaisir de suivre le progrès de 6 petits depuis leur naissance et de témoigner des attaques parfois spectaculaires de ceux qui passent trop près.

Le plumage léopard des poussins est presque complètement perdu. Ils volent désormais et sont forts. Nous pouvons dire avec confiance que les adultes ont bien fait leur boulot ! Dans les semaines qui suivent, ces petits vont partir vers la côte atlantique de la France ou au sud de l'Espagne ou du portugal pour passer l’hiver.

Mais jusqu’à ce moment-là…Attention ! Ne touchez pas à mes petits !

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Text: Alexander Hiley (Guide Photo Nature)


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